Victime d’un accident de la circulation ? Une mauvaise chute ? Vous avez peut-être droit à une indemnisation. Anna, avocat.e en dommages corporels, nous en dit plus.

Widr : En cas de dommages corporels, pourquoi faire appel à un avocat ?

Anna : On parle de dommages corporels quand quelqu’un se blesse lors d’accident de la circulation, glissade devant un magasin, chute dans des escaliers…

Si la responsabilité d’autrui est engagée, il est important pour la victime de savoir qu’elle peut avoir droit à une indemnisation, et donc faire appel à un avocat.

Dans le cas d’un accident de la circulation, un processus d’indemnisation avec les assurances sera lancé. Ensuite, soit cela est résolu à l’amiable, soit on passe en judiciaire.

Chaque cas est différent, donc chaque processus se fait au cas par cas.

Il est souvent possible de résoudre le problème à l’amiable, sans passer en judiciaire.

+Avantages : évite de passer devant le juge (surtout que les institutions sont surchargées), plus rapide car évite d’attendre des années un retour des tribunaux avec des frais d’avocat à payer.

-Inconvénients : on est parfois moins indemnisés.

Widr : Quel est le rôle de l’avocat en dommages corporels ?

Anna : L’avocat a bien évidemment un rôle de conseil : c’est lui qui va réorienter la victime vers la bonne option (judiciaire ou procédure amiable), en ayant étudié ce qui est le plus intéressant pour la victime.

Il doit aussi savoir calmer les velléités, les colères des victimes, et prendre du recul sur la situation.

Chaque avocat doit respecter les principes énoncés lors du serment prêté : dignité, conscience, indépendance, humanité. Le principe d’humanité d’autant plus important lors de préjudices corporels et médicaux : on ne joue pas avec l’argent, c’est la vie des gens, avec les conséquences physiques et psychiques qu’ils rencontrent.

S’il doit être très empathique, l’avocat ne doit pas se laisser submerger par les émotions, il doit pouvoir se mettre à la place des victimes tout en restant dans sa position d’avocat.

Enfin, il doit savoir expliquer pourquoi on ne peut pas demander trop, être raisonnable, surtout qu’il peut comparer avec d’autres dossiers déjà traités.

Widr : Comment bien choisir un avocat en dommages corporels ?

Anna : Tout d’abord il faut bien s’entendre avec son avocat. C’est le plus important : avoir de bonnes relations, des relations cordiales.

Il faut sentir qu’on peut lui parler librement, qu’il est à l’écoute, qu’il ne jugera pas. Ne pas avoir l’impression d’être un dossier parmi d’autres, surtout dans ce type de dossiers assez personnels.

Etre sûr que son avocat connaît le dossier est important. D’ailleurs, l’avocat doit être honnête et savoir dire s’il ne sent pas compétent pour traiter tel ou tel cas, et le cas échéant rediriger vers un confrère.

Dernier conseil : Pouvoir discuter d’argent avec son avocat. Déjà parce que ce n’est pas un sujet tabou, et en plus car c’est important d’expliquer si on a besoin de payer en plusieurs fois ou autre.

Widr : Combien ça coûte ?

Anna : Impossible à dire ! Tout simplement car cela dépend du travail demandé à l’avocat, mais aussi de l’avocat, son expérience et sa spécialité. Le lieu joue aussi.

Bon à savoir : Chaque avocat a sa propre convention d’honoraires, mais a l’obligation de faire signer une convention d’honoraires au client (un peu comme un devis). Cette convention donne une idée du montant.

Elle se compose d’honoraires fixes puis honoraire de résultat, compris entre 8 et 12% (ne va jamais au-delà de 20%), en fonction de ce qui est obtenu au jugement.

Widr : Avez-vous droit de démarcher dans votre profession ?

Anna : Non, c’est interdit par le règlement intérieur des avocats et les règles déontologiques.

Mais depuis 2014, nous avons un peu le droit de faire de la publicité, mais dans un certain cadre.

Au niveau pénal, les avocats se font connaitre par le bouche-à-oreille, le site internet de leur cabinet. Certains ont aussi mis leur contact sur les Pages Jaunes et les Cabinets ont une plaque apposée sur l’immeuble des bureaux. Enfin, les avocats de permanence parviennent à rencontrer de nouveaux clients via ce canal. 

Dans tous les domaines il est interdit de démarcher. 

Widr : Est-ce que vous même vous auriez besoin d’être visible sur une application de recommandation ?

Anna : En tant que collaboratrice dans un cabinet, une partie de mon temps est normalement allouer au développement de ma clientèle personnelle. En ce moment je suis déjà bien occupée, mais lors de moments plus calmes, oui, Widr pourrait être intéressant pour trouver des clients.

En outre, j’appartiens à un groupe Facebook où beaucoup de recommandations sont faites, et je pense que Widr faciliterait grandement ces recommandations.

Téléchargez dès à présent Widr sur App Store et Android.