Aujourd’hui Widr Pay dresse le portrait de Camille Smadja, devenue influenceuse dans le monde du droit.

Spécialisée en droit des affaires et droit social, Camille Smadja exerce au sein du cabinet L&P Avocats. Découvrez le parcours de cette avocate pleines de ressources.

Pourquoi avoir choisi ce métier ? 

Je suis tombée dans le métier d’avocat complètement par hasard, j’étais en filière scientifique et ça ne me plaisait pas du tout. Je ne supportais pas l’injustice et me battais toujours pour avoir dernier mot. J’ai donc choisi des études de droit et je n’ai jamais regretté. 

Qu’est ce qui rend votre cabinet unique ?

Je travaille dans une structure dite « moyenne » avec quinze avocats qui représentent majoritairement des entreprises dans leurs problématiques quotidiennes. Toutes les spécialités du droit y sont représentées, de sorte que nous pouvons proposer des offres d’abonnements à nos clients pour répondre à l’ensemble de leurs besoins. L’ambiance y est excellente. 

Qu’avez vous digitalisé au sein de votre cabinet ? Quels sont les bénéfices que vous en tirez ?

La digitalisation du secteur juridique est une étape inévitable. La nouvelle génération est prête à passer le cap, nous avons grandi avec internet et fait nos études en connaissance de cause. La digitalisation permet aux clients d’obtenir un grand nombre de documents juridiques sur internet à des prix très compétitifs voire gratuitement. Ceci ne remet néanmoins pas en question le rôle de l’avocat qui est d’apporter une vraie plus-value par rapport à ces documents souvent trop généraux et pas assez adaptés aux situations de nos clients. 

La crise sanitaire liée à l’épidémie du covid-19 a permis aux tribunaux également de s’adapter et de prévoir des audiences par visioconférence. C’est assez intéressant. En temps normal, parfois plus de cinquante dossiers sont plaidés devant le même tribunal. Les parties sont toutes convoquées à la même heure. C’est une énorme perte de temps pour les avocats qui peuvent parfois attendre jusqu’à 3 heures pour pouvoir prendre la parole. Les audiences par visioconférence permettraient un gain de temps considérable, même si, il est vrai, cela ferait perdre un peu de la noblesse du métier d’avocat…

De quelle réalisation professionnelle êtes-vous la plus fière ?

J’ai effectué des études de droit et d’économie afin de me spécialiser dans le domaine du droit de la concurrence. J’ai effectué mes premières années d’avocate dans des départements du droit de la concurrence. J’ai rencontré mon mari dans le premier cabinet dans lequel j’ai exercé. Nous travaillions ensemble et cela n’était pas pratique. J’ai recommencé à zéro dans une structure différente et dans des domaines du droit auquel j’ai dû me former très rapidement. C’est peut-être là ma plus grande fierté professionnelle : avoir pu ré-apprendre le métier et se mettre à son compte, tout en étant une femme et une maman de deux bébés.

Quels changements souhaiteriez vous voir pour les avocats ?

Le métier d’avocat un métier risqué. Nous payons beaucoup de charges et avons peu de sécurité. Mais nous sommes une profession libérale et sommes libres de notre emploi du temps, ce qui est pour moi primordial.

Que pensez-vous de lʼavenir du paiement en ligne dans votre profession ?

C’est nécessaire. Cela permet à l’avocat et à son client de se décharger mentalement, notamment dans le cadre d’abonnements.

Pourquoi avoir choisi dʼêtre influenceur chez WidrPay ?

Je suis convaincue que c’est l’avenir, on va tous avoir recours à des solutions de paiements. Les cabinets n’ont pas forcément des comptables ou des assistantes qui peuvent gérer la facturation. C’est très pratique d’avoir Widr Pay et de pouvoir l’utiliser auprès de nos clients.

De nombreux étudiants nous lisent, quels conseils leur donneriez vous ?

Je leur conseillerais de faire leurs premiers stages dans des cabinets « généralistes » et de s’orienter ensuite vers des spécialités s’ils le souhaitent. J’ai fait l’inverse et je l’ai regretté ensuite. J’étais hyper spécialisée en droit de la concurrence et quand je me suis mise à mon compte, je me suis rendue compte que j’avais des lacunes que je n’aurai pas eu si j’avais eu plus d’expériences auprès d’avocats généralistes. 

Aussi, il ne faut pas hésiter à multiplier les expériences dans des cabinets d’avocats ou en entreprises et à repostuler si sa candidature n’a pas été retenue la première fois. Les expériences sont indispensables pour compléter la formation universitaire.